La navette Endeavour est sur la rampe de lancement. Les sept membres d'équipage, incluant l'astronaute Julie Payette, sont attachés fermement à leurs sièges et se préparent à décoller vers la Station spatiale internationale pour l'une des missions de construction les plus ambitieuses jamais entreprises.
Leurs années d'entraînement les ont mené à ce moment, mais l'étape finale de cette aventure palpitante dans l'espace commence maintenant.
L'équipage est monté à bord de la navette il y a deux heures.
L'horloge du centre de contrôle de mission commence à égrener les dernières minutes du compte à rebours.
À T moins 9 minutes, l'horloge s'arrête. Il s'agit d'une procédure d'attente de 10 à 20 minutes intégrée au compte à rebours pendant laquelle une ronde finale de vérifications sont faites.
Lorsque toutes les vérifications sont faites, le compte à rebours repart.
Neuf minutes avant le lancement.
Le programmateur de lancement au sol prend la relève et commence à contrôler automatiquement toutes les fonctions du compte à rebours.
À ce point-ci, tout ce que Julie peut faire est d'attendre. Elle passe son entraînement en revue pour s'assurer que tout se déroulera en douceur.
Deux minutes avant le lancement; les membres d'équipage abaissent et verrouillent leur visière.
50 secondes avant le lancement, la navette passe d'une alimentation à partir du sol, à une alimentation interne.
31 secondes avant le lancement, les ordinateurs embarqués de la navette commencent leur séquence de lancement finale.
À 10 secondes, le moteur principal de la navette reçoit le feu vert pour démarrer.
Dans un bruit de tonnerre fulgurant entendu des kilomètres à la ronde, les propulseurs auxiliaires à poudre s'allument, arrachant du sol la navette de plus de 2 millions de kilogrammes.
Lorsque Endeavour aura passé la tour de lancement, elle ira déjà à près de 200 kilomètres à l'heure. Moins d'une minute plus tard, avec une poussée de plus de 3,5 millions de kilos, la navette passera le mur du son.
Tout au long de la phase d'ascension, Julie, à titre d'ingénieure de vol, appuiera le commandant et le pilote, surveillant tous les systèmes de navigation et suivant la trajectoire et les mouvements d'Endeavour.
Seulement huit minutes et demie plus tard, à une vitesse de 8 kilomètres par seconde, Endeavour et son équipage rejoignent enfin leur orbite à plus de 300 kilomètres au-dessus de la Terre.