
Du 30 novembre au 1er décembre 2009 (jours 334-335 de 2009)
Après un séjour prolongé de 188 jours dans l'espace, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Robert (Bob) Thirsk est revenu sur Terre à bord d'une capsule Soyouz, qui s'est posée dans les steppes du Sud du Kazakhstan, au nord-est de la ville d'Arkalyk. Bob et ses coéquipiers, le cosmonaute Roman Romanenko et l'astronaute de l'Agence spatiale européenne Frank De Winne, étaient en excellente forme et heureux d'être de retour sur la terre ferme.
L'atterrissage exige une préparation extrêmement rigoureuse. Revêtus de leur combinaison anti-g, les astronautes voyageant à bord d'une capsule Soyouz (disponible en anglais seulement) doivent s'assurer que leur sangle de sécurité dotée de capteurs médicaux les maintient bien fermement dans la coquille de leur siège Kazbek (disponible en anglais seulement).
Les astronautes savent qu'ils ont réussi leur rentrée dans l'atmosphère terrestre lorsque des particules de poussière commencent à se déposer dans la cabine. À partir de ce moment, la pesanteur commence à reprendre ses droits. Elle exerce une pression sur le corps et rend la respiration et l'élocution difficiles. Il est donc préférable de ne pas avaler, ni de parler. Si les astronautes éprouvent des troubles de la vision, ils doivent induire une tension supplémentaire dans leur abdomen et les muscles des jambes en les fléchissant et en rentrant le ventre.
Durant la phase critique que constitue le déploiement des parachutes, la capsule Soyouz est ballottée dans tous les sens, ce qui peut affecter l'oreille moyenne et causer des vertiges, de la nausée, de l'inconfort et des illusions quant à la position du corps. Il vaut mieux alors limiter les mouvements de la tête et des yeux et fixer un objet immobile.
Juste avant l'atterrissage proprement dit, six mini-rétrofusées sont allumées pour amortir l'impact. Un fois au sol, les astronautes doivent attendre quelques minutes avant de quitter leur siège. Ils doivent alors se mouvoir très lentement et éviter tout effort. Les difficultés corporelles associées au retour sur Terre peuvent se traduire par des évanouissements provoqués par le système circulatoire qui doit se réadapter à la pesanteur et amener le sang au cerveau. Le retour sur Terre s'avère une expérience plutôt mouvementée!
Le 1er décembre 2009, lors de l'atterrissage de la capsule Soyouz au Kazakhstan, les hélicoptères de récupération n'ont pas pu se rendre sur le site en raison du froid intense qui régnait. Par conséquent, l'équipage a dû monter dans des véhicules tout-terrain jusqu'à Kostanaï, d'où ils ont été transportés par avion au terrain d'aviation de Chkalovsky du Centre d'entraînement Gagarine à la Cité des étoiles en Russie.
Avant de quitter la station, le Dr Thirsk a fait part aux Canadiens de son expérience personnelle en tant que membre d'équipage de la mission Expedition 20/21. Il a raconté les hauts faits de cette première mission canadienne de longue durée, et s'est montré enthousiaste face à l'imminence de son retour à la maison. Il explique que cette mission marque le début de l'âge d'or de la Station spatiale internationale, désormais établie comme un laboratoire spatial pouvant accueillir six personnes. Les Canadiens peuvent s'enorgueillir des contributions de leur pays.
Avant son départ, Bob a également enregistré, à l'intention des Canadiens, un message spécial pour les Jeux olympiques et paralympiques. En outre, le Relais de la flamme olympique s'est récemment arrêté au siège social de l'Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert (Québec). Le président de l'ASC et astronaute Steve MacLean a fièrement porté le flambeau jusqu'aux portes de l'immeuble sous les applaudissements nourris des employés.
Ceci met donc fin à la diffusion des résumés hebdomadaires de la première mission spatiale canadienne de longue durée à bord de la Station spatiale internationale.
Du 16 au 22 novembre 2009 (jours 320-326 de 2009)
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, Robert (Bob) Thirsk, a entrepris la nouvelle expérience avancée sur les plantes en orbite APEX-Cambium financée par l'ASC et dirigée par le chercheur canadien Rodney Savidge de l'Université du Nouveau-Brunswick. Bob a retiré les gaules de saules APEX de la zone d'entreposage sous froid de la navette Atlantis, récemment arrivée à la station. Il a soigneusement mesuré et étiqueté les plants avant de les plier en boucle. Il a transplanté dans le plateau incubateur ABRS 12 plants en boucle et 6 autres laissés intacts servant de groupe témoin. L'expérience APEX-Cambium vise à déterminer si le bois de réaction, (type bois mou et fibreux qui, sur Terre, pousse sur les parois supérieures d'arbres inclinés à l'horizontale) se développera en conditions de quasi-impesanteur. D'après les résultats obtenus, on pourra dire si la pesanteur est un facteur déterminant de ce processus biologique. Ces informations pourraient s'avérer très utiles aux industries des pâtes et papiers et de la construction, et aider les chercheurs à mieux comprendre comment les arbres produisent du bois.
L'arrivée de la navette spatiale Atlantis transportant l'équipage de la mission STS-129 (disponible en anglais seulement) a signalé le début d'une semaine fort occupée à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Les astronautes de la NASA Forman, Satcher et Bresnik ont tous effectué deux sorties dans l'espace en duo. La première sortie a duré plus de six heures et demie et a servi à installer une antenne, et des supports de câbles et à ajuster un des panneaux contre les micrométéorites et les débris orbitaux (MMOD). Pendant la deuxième sortie, d'un peu plus de six heures, les astronautes ont déplacé une caméra extérieure et ont pris des clichés d'un mécanisme d'accostage universel (CBM) situé sur le nœud 2 de l'ISS. Les CBM servent à raccorder les modules pressurisés à la station. Par la suite, Bob Thirsk a vérifié que les combinaisons spatiales ne comportaient pas de fuite et a minutieusement photographié les gants des marcheurs de l'espace. Il a transmis les photos au sol à des fins d'inspection.
Cette semaine, les astronautes ont également fait subir quelques exercices aux bras robotiques canadiens. On se rappellera que le Canadarm est le système de télémanipulation (SRMS) rattaché à la navette et que le Canadarm 2 (SSRMS) en est une version plus récente fixée à l'ISS. Pour obtenir un tableau comparatif des deux, cliquez ici. Les deux bras ont travaillé de concert lorsque le SRMS a retiré le conteneur logistique de la navette et l'a transféré au SSRMS qui l'a installé sur un système de fixation sur l'ISS. La manœuvre a également été appliquée au transfert d'un autre conteneur.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 2 au 8 novembre 2009 (jours 306-312 de 2009)
Cette semaine, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Robert Thirsk a poursuivi ses activités scientifiques. Nombre d'expériences réalisées à bord de la Station spatiale internationale (ISS) portent sur les effets des vols spatiaux sur la santé humaine, notamment les répercussions physiologiques de la microgravité sur le cœur, la tension artérielle, les os, les muscles et la perception visuelle. Le Dr Thirsk met à profit son expertise médicale et utilise des appareils de diagnostic dans le cadre d'expériences dirigées par diverses agences spatiales.
Le projet Radi-N comporte une importante contribution canadienne sur le plan de l'expérimentation dans l'espace. Pour mesurer le rayonnement de neutrons auquel les astronautes sont exposés à bord de l'ISS, des dosimètres à bulles sont placés en divers endroits de la station. Ces détecteurs sont en fait des tubes contenant un gel polymère transparent qui maintient les bulles en grappes sous l'effet du rayonnement. Le rôle de Bob consiste à récupérer régulièrement les détecteurs et à les insérer dans un lecteur automatique qui compte les bulles et calcule les doses de rayonnement. Au cours de la semaine, Bob a filmé une démonstration de ce protocole pour le faire connaître au public.
Il a également produit une vidéo éducative au sujet d'une expérience canadienne désignée Contrôle cardiovasculaire et cérébrovasculaire au retour de l'ISS (CCISS). Après un vol spatial de longue durée, certaines fonctions du système cardiovasculaire sont affectées. Par exemple, sur Terre, les barorécepteurs détectent les variations de la pression sanguine, variations qui sont attribuables à un changement de position. Ces récepteurs sensoriels envoient aux vaisseaux sanguins le message de se contracter et au cœur de battre plus rapidement. Comme ce réflexe n'intervient pas en conditions de microgravité, il se trouve affaibli une fois l'astronaute revenu sur Terre. Cela peut occasionner une intolérance orthostatique qui se manifeste par des pertes de conscience et des chutes. L'expérience CCISS vise l'étude de cette diminution d'efficacité après un long séjour dans l'espace.
De plus, Bob a évalué la fonction pulmonaire du commandant De Winne afin de recueillir des données pour l'expérience en cardiologie de l'Agence spatiale européenne désignée Long Term Microgravity: A Model for Investigating Mechanisms of Heart Disease (CARD) (disponible en anglais seulement). En conditions de microgravité, le système cardiovasculaire des astronautes se détend, ce qui provoque une diminution de la pression et du volume sanguins. La réduction interne de la quantité de fluides et de sodium pourrait être à l'origine de ce phénomène. Grâce à cette expérience, on tente de déterminer si un apport supplémentaire en sel peut contrer ces effets. Dans le cadre de l'expérience Integrated Cardiovascular (ICV) (disponible en anglais seulement), Bob a fait passer des échographies à ses collègues astronautes.
Il arrive parfois que le Dr Thirsk joue le rôle du patient. Il agit en tant que sujet pour une expérience américaine sur les contremesures biomédicales appelée Bisphosphonates (disponible en anglais seulement). Des chercheurs tentent de savoir si certains agents chimiques capables de réduire la déperdition osseuse peuvent être utilisés en complément d'un programme d'exercice régulier pour protéger les astronautes en orbite. Généralement, la déperdition osseuse chez l'être humain se produit beaucoup plus rapidement dans l'espace, ce qui représente un défi pour les vols spatiaux habités. Bob participe à cette expérience en avalant un comprimé par semaine avant son petit déjeuner. Après son vol, il subira une tomographie quantitative de la hanche. Ce type d'examen médical est courant et fait appel à un logiciel qui transforme les radiographies bidimensionnelles en images tridimensionnelles. La tomographie permettra d'évaluer la densité osseuse corticale et trabéculaire au niveau de sa hanche. La substance corticale de l'os est le tissu dense et compact qui forme la coque externe de certains os, tandis que la substance trabéculaire se trouve sur les parois internes des os renfermant, dans certains cas, la moelle osseuse. Cette tomographie de la hanche de Bob sera comparée à celles prises avant son départ. Cela permettra de confirmer si la perte osseuse est moins importante qu'elle ne l'aurait été s'il n'avait pas pris part à l'expérience. Si tel est le cas, cette nouvelle forme de contremesure pourrait s'avérer très utile pour les futurs astronautes.
Également, Bob a continué d'interagir avec le robot terrestre Red, un rover qui explore le terrain d'émulation de Mars au siège social de l'ASC situé dans la région de Montréal, au Québec. Ces activités font partie de la démonstration de technologie canadienne Avatar-Explore. Il a aussi poursuivi ses travaux d'observation pour l'expérience canadienne connue sous l'appellation Test de croissance d'alliages binaires à partir de particules colloïdales en suspension (BCAT-5).
Lors d'un événement très spécial organisé par l'Agence spatiale canadienne, Bob a salué les employés de l'Agence et s'est entretenu avec l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Julie Payette et l'équipage de la mission STS-127. Bob avait hâte de parler à ses collègues astronautes qu'il n'avait pas revus depuis leur départ de l'ISS plusieurs semaines auparavant.
Bob ainsi que le commandant De Winne de la Belgique ont parlé aux médias belges. Pour marquer le 10e anniversaire de la Semaine internationale de l'éducation, l'équipage s'est associé à un événement les reliant à plusieurs écoles américaines, des administrateurs et des astronautes de la NASA.
En outre, il a tenu des séances de radio amateur avec les élèves du John Taylor Collegiate de Winnipeg, au Manitoba et de l'école intermédiaire Westbrook de Friendswood, au Texas.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 26 octobre au 1er novembre 2009 (jours 299-305 de 2009)
Le 30 octobre 2009 a marqué le point culminant d'un événement canadien historique. C'est à cette date que le Canadarm2 a relâché dans l'espace le véhicule de transfert japonais (HTV) (disponible en anglais seulement). Cet engin spatial en vol libre avait été saisi par le bras canadien, puis amarré à la Station spatiale internationale (ISS).
Une fois vidé de son contenu pressurisé et non pressurisé, le HTV a été rempli de rebus et d'autre matériel excédentaire par l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Robert (Bob) Thirsk et ses coéquipiers. Après avoir scellé les portes du HTV, Robert Thirsk et l'astronaute de la NASA Jeffrey Williams se sont installés au poste de robotique du laboratoire Destiny afin de préparer l'étape finale du largage du HTV dans l'espace. Maniant les commandes avec agilité, ils ont actionné le Canadarm2 de manière à ce qu'il saisisse le HTV et le retire de la station. Plus tard, l'astronaute de la NASA Nicole Stott a remplacé Jeffrey Williams et a travaillé avec Bob pour relâcher le véhicule à une distance sécuritaire de l'ISS.
Cette manœuvre a été le point final d'opérations qui se sont échelonnées sur tout un mois et qui ont permis de prouver l'efficacité du véhicule automatique HTV, de mettre en œuvre une nouvelle forme de saisie d'engins spatiaux et de démontrer une fois de plus la précision technologique du Canadarm2 et du savoir-faire canadien.
Cette semaine, les travaux scientifiques canadiens ont été à l'honneur. Bob a installé une caméra et son flash, une mini lampe de poche et le logiciel EarthKAM pour le Test de croissance d'alliages binaires à partir de particules colloïdales en suspension (BCAT-5) mené dans le module d'expérimentation japonais (JEM) (disponible en anglais seulement). BCAT-5 est une expérience canadienne qui porte sur les colloïdes, des particules en suspension dans des substances courantes, comme la peinture, le lait et le dentifrice. L'un des principaux avantages de cette expérience en microgravité réside dans le fait que les structures colloïdales deviennent plus visibles et plus facilement analysables. Après avoir installé le matériel, Bob a activé l'expérience, et le logiciel EarthKAM s'est mis à photographier automatiquement l'un des échantillons de colloïde. Cette opération se répétera toutes les heures pendant les trois prochaines semaines. Bob surveillera périodiquement le déroulement de l'expérience BCAT-5.
Bob s'est également occupé de la démonstration de technologie canadienne Avatar EXPLORE. Il s'agit d'un logiciel de communication et d'autonomie robotique mis au point par l'ASC en vue de perfectionner les protocoles de communication entre les humains et les robots. Depuis l'ISS, Bob envoie des commandes au robot nommé RED qui se trouve sur le terrain d'émulation de Mars (MET) au siège social de l'ASC. Le but ultime consiste à trouver une source thermale dissimulée sur le terrain d'émulation. Pour ce faire, RED procède à des balayages thermiques et infrarouges de son environnement et envoie les résultats à Bob. En fonction de cette information, Bob transmet au robot mobile des commandes lui indiquant d'explorer des zones spécifiques. RED poursuivra sa recherche - en toute autonomie. L'information est ainsi échangée entre le sol et l'ISS jusqu'à ce que la source soit trouvée. À l'avenir, ce type de technologie et de méthode de communication seront appliquées à l'exploration à distance de lunes et de planètes inconnues.
Pour l'expérience VO2Max (disponible en anglais seulement), alliant l'exercice physique et la science, Bob a pu faire une bonne séance d'entraînement. Il a pédalé sur le vélo-ergomètre isolé contre les vibrations CEVIS alors qu'il était sous monitorage de l'appareil portable de surveillance de la fonction pulmonaire PPFS (disponible en anglais seulement). L'expérience VO2Max permet de détecter les variations temporelles du captage maximal d'oxygène chez les astronautes en mission de longue durée. Les astronautes s'exercent en séquences de 5 minutes à 25 %, 50 % et 75 % de leur capacité cardio-pulmonaire d'avant-vol. (Voir une photo d'un astronaute de la NASA effectuant une expérience semblable à l'aide du CEVIS).
En tant que médecin de bord, Bob s'est prêté à un entraînement d'appoint sur les soins de santé qui pourraient être prodigués à l'équipage. Il a revu les procédures à suivre ainsi que la méthode d'administration de médicaments par intraveineuse et a vérifié les endroits où le matériel médical est entreposé à bord.
Dans le cadre de ses entretiens avec les élèves du Canada et de partout au monde, Bob a tenu des séances de radio amateur (disponible en anglais seulement) avec l'école intermédiaire David Thompson de Calgary en Alberta et l'école communautaire Sherbrooke de Sassafras, Victoria, en Australie. Avec ses collègues astronautes De Winne, Stott et Williams, le Dr Thirsk s'est associé à la ministre de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, l'honorable Marilyn More, à l'Université Mount St. Vincent à Halifax, pour un échange inspirant auquel de nombreuses autres écoles de la province ont participé par vidéoconférence.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 19 octobre au 25 octobre 2009 (jours 292-298 de 2009)
Les conditions de quasi-impesanteur qui règnent à bord de la Station spatiale internationale (ISS) permettent d'étudier les molécules comme jamais auparavant. Par exemple, les chercheurs peuvent observer les processus moléculaires sans devoir composer avec les effets perturbateurs de phénomènes qui se produisent sur Terre, tels la convection induite par la poussée hydrostatique. Cette semaine, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Bob Thirsk a enregistré un entretien scientifique et éducatif dans lequel il décrit un projet mené à bord de l'ISS qui tire profit de cet aspect unique de la microgravité. Le projet désigné SODI-IVIDIL est une expérience de l'Agence spatiale européenne à laquelle contribue le Canada par le biais de M. Ziad Saghir de l'Université Ryerson. Pour l'expérience SODI-IVIDIL, des échantillons de liquides sont conservés dans une boîte à gants pour travaux scientifiques en microgravité (Microgravity Science Glovebox en anglais seulement), où ils sont agités, chauffés puis refroidis. On veut ainsi étudier l'incidence des vibrations et de la thermo-diffusion sur le mouvement moléculaire. L'instrument de diagnostic optique réglable SODI mesure la température et la concentration des molécules. Les chercheurs espèrent ainsi mieux comprendre le comportement des mélanges d'hydrocarbures et appliquer les résultats aux méthodes d'extraction pétrolière utilisées sur Terre.
Bob a également traité du Sous-système d'isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS) de conception canadienne. Logé à l'intérieur du laboratoire de sciences des fluides à bord de l'ISS, le MVIS isole les expériences des vibrations produites par la station. Les aimants dont il est doté maintiennent les charges utiles en flottement et les empêchent d'entrer en contact avec le contenant extérieur. On peut ainsi réaliser des expériences moléculaires raffinées sans craindre les distorsions attribuables aux vibrations.
Toujours à propos de l'excellence technologique canadienne, Bob a exécuté cette semaine diverses activités relatives à la démonstration de technologie Avatar EXPLORE. Il a fait la démonstration d'un logiciel d'autonomie robotique tout en développant d'importants protocoles de communications. Bob s'est servi de données topographiques qui lui ont été transmises par le robot RED, lequel se trouve sur le terrain d'émulation de Mars, au siège social de l'ASC à Saint-Hubert (Québec), pour trouver une source thermale qui y était dissimulée. Recevant les coordonnées des zones d'exploration, le robot sonde de façon autonome le terrain d'émulation à la recherche de sa cible. Une technologie et des méthodes semblables pourraient être appliquées par des astronautes à bord de véhicules spatiaux en orbite qui devront travailler en tandem avec des robots pour cartographier et explorer en toute sécurité des environnements inconnus ou inaccessibles.
L'expérience Corps en milieu spatial (BISE) s'est poursuivie grâce aux données supplémentaires fournies par l'astronaute de la NASA Nicole Stott et l'astronaute de l'Agence spatiale européenne Frank De Winne. Mise au point par l'Université York et parrainée par l'Agence spatiale canadienne, la vaste expérience BISE permet d'étudier comment les astronautes parviennent à distinguer le haut du bas en quasi-impesanteur et de déterminer l'importance de repères internes et externes dans la perception de la direction.
Dans le cadre du test russe Hematokrit, Bob Thirsk et ses coéquipiers se sont soumis à une séance d'exercice de dix minutes avant le petit déjeuner. Ils ont utilisé une lancette pour prélever, sur un de leurs doigts, des échantillons de sang qui ont été placés dans des tubes pour mini-centrifugeuse. Il s'agit d'un instrument scientifique très répandu qui permet de soumettre des échantillons à une rotation autour d'un axe et de créer une pesanteur artificielle. La substance plus lourde se dépose au fond du tube, tandis que la substance plus légère reste sur le dessus. Ce processus, illustré par le principe de la sédimentation, sépare les composantes d'une substance en couches analysables. Le test Hematokrit mesure le taux de globules rouges qui tend à s'amenuiser graduellement durant un vol spatial.
Outre les activités scientifiques et d'entretien général, l'équipage a déchargé le vaisseau Progress 35P (en anglais seulement) qui a rejoint en fin de semaine le module d'amarrage 1 du segment russe de l'ISS. Il transportait une importante charge de ravitaillement de quelque 2,4 tonnes.
Cette semaine, Bob a poursuivi ses activités de sensibilisation et d'éducation. Lors d'un événement unique et peut-être un peu nostalgique pour lui, Bob s'est entretenu par vidéoconférence avec des enseignants, des parents, des invités et 1 500 élèves très enthousiastes de l'école élémentaire qu'il a fréquentée à Powell River, en Colombie-Britannique. Sa mère et son enseignante de troisième année ont profité de l'occasion pour le féliciter et lui exprimer leur admiration.
Une autre activité éducative a marqué la fin du projet EarthKAM (Earth Knowledge Acquired by Middle School) (en anglais seulement). Pendant cinq jours, on a capté plus de 750 des images de la Terre à l'intention de 122 groupes d'éducation, totalisant 9 761 élèves répartis dans le monde entier (États-Unis, Australie, Espagne, Allemagne, Japon, République Dominicaine, France, Liban, Royaume-Uni, Finlande, Inde, Danemark, Pays-Bas, Roumanie et Guatemala).
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 12 octobre au 18 octobre 2009 (jours 285-291 de 2009)
Cette semaine, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Robert (Bob) Thirsk a effectué diverses expériences d'envergure en sciences de la vie, dont l'étude Integrated Cardiovascular (disponible en anglais seulement). Ces travaux consistent à examiner lors d'un vol spatial de longue durée les facteurs de causalité, le rythme de développement et les conséquences de l'atrophie cardiaque (diminution de la taille du muscle cardiaque). En tant que sujet de l'expérience, Bob s'est soumis à une échocardiographie et a surveillé sa tension artérielle à l'activité.
Bob a également continué de participer à l'étude hebdomadaire sur les mesures biomédicales Bisphosphonates (disponible en anglais seulement) pour contrer la perte de masse osseuse. Pour ce faire, il avale un comprimé d'alendronate au petit déjeuner. Cette étude vise à déterminer si l'ingestion d'inhibiteurs de la résorption osseuse, jumelée à un programme d'exercice régulier, peut empêcher la diminution de la teneur minérale des os chez les astronautes effectuant un séjour prolongé dans l'espace.
Le Dr Thirsk se prête en outre à l'expérience SLEEP (disponible en anglais seulement) ayant trait à l'étude des effets du vol spatial de longue durée et les niveaux d'éclairage ambiant sur les cycles de veille et de sommeil des astronautes. Pour l'enregistrement des données, Bob porte un dispositif « Actiwatch » qui assure le monitorage des profiles des rythmes sommeil-activité et des niveaux d'éclairage. Ces travaux pourraient aider à déterminer si les fonctions cognitives des astronautes sont affectées lors d'un long séjour dans l'espace. Les résultats pourraient aussi trouver des applications terrestres, particulièrement chez les personnes souffrant d'insomnie.
Pour aider Jeff Williams à poursuivre l'expérience Nutrition (disponible en anglais seulement), Bob a prélevé un échantillon de sang tiré du bras de son coéquipier. L'expérience examine les changements physiologiques qui surviennent chez l'être humain pendant un vol de longue durée. On étudie notamment le métabolisme osseux, les dommages attribuables à l'oxydation, les propriétés nutritives et les changements hormonaux. Grâce à ces travaux, on pourrait redéfinir les exigences nutritionnelles des astronautes qui passent de longues périodes dans l'espace.
Bob et les autres membres de l'équipage ont subi un autre test d'audition On-Orbit Hearing Assessment (O-OHA) au cours duquel ils doivent écouter du matériel sonore dans une vaste gamme de fréquences et de niveaux de pression acoustique. Pour chacune des fréquences testées, les astronautes indiquent, au moyen d'une flèche de défilement vers le haut ou le bas, le plus faible niveau de pression acoustique auquel ils peuvent entendre le son. Les données du test O-OHA permettront de vérifier l'efficacité des contre-mesures acoustiques.
Bob s'est soumis à son troisième test neuroscientifique 3D Space (disponible en anglais seulement). Le projet a pour objectif de déterminer comment la perception visuelle altérée en conditions de microgravité affecte le contrôle moteur. On demande aux sujets d'effectuer divers exercices où interviennent la distance, l'écriture et les illusions. Ils doivent notamment dessiner les formes qu'on leur montre.
Cette semaine, un nouveau vaisseau cargo russe Progress (35P) (disponible en anglais seulement), lancé depuis Baïkonour au Kazakhstan, s'est amarré à la Station spatiale internationale (ISS). Il transportait environ 2,4 tonnes d'eau, d'aliments, de gaz, d'agents de propulsion, de produits consomptibles et de matériel scientifique, tous essentiels aux opérations à bord de la station.
Sur le plan de la robotique, l'astronaute de la NASA Nicole Stott et l'astronaute de l'ESA Frank De Winne se sont entraînés en vue du désamarrage prochain du véhicule HTV.
Pendant son séjour en orbite, le Dr Thirsk ne rate pas une occasion d'interagir avec les élèves. Cette semaine, il s'est entretenu par radio amateur avec des jeunes de l'école élémentaire Boundary Beach de Delta en Colombie-Britannique et de la Belmont Glenmore Christian Academy de Calgary en Alberta.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 5 octobre au 11 octobre 2009 (jours 278-284 de 2009)
La semaine a été tout à fait marquante pour l'exploration spatiale. Le Belge Frank De Winne est devenu le premier astronaute européen à prendre les commandes de la Station spatiale internationale (ISS). Le commandant De Winne est arrivé à la station en mai dernier à bord d'un véhicule Soyouz, en compagnie de l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Robert Thirsk et du cosmonaute russe Roman Romanenko. Durant une cérémonie de passation du commandement, De Winne a officiellement pris les fonctions de son prédécesseur, le cosmonaute russe Gennady Padalka.
Le Dr Thirsk a exécuté divers travaux scientifiques à bord du laboratoire orbital le plus perfectionné au monde. Dans le module d'expérimentation japonais (disponible en anglais seulement), Bob a préparé le matériel requis pour l'expérience en physique des fluides en vue d'une séance contrôlée à partir du sol de l'Expérience de Marangoni dans l'espace. Il s'agit d'une étude conjointe du Japon et du Canada sur le mouvement des molécules le long d'une surface solide-liquide.
Le Dr Thirsk a également aidé l'astronaute de la NASA Jeffrey Williams à se préparer pour une séance de l'étude parrainée par l'Agence spatiale canadienne Corps en milieu spatial (BISE). Ces travaux ont pour objet d'examiner comment les astronautes parviennent à différencier le haut du bas dans un environnement de microgravité. Les astronautes qui se soumettent à l'expérience doivent regarder des images dans un dispositif de forme tubulaire fixé à l'écran d'un ordinateur portable. Les images sont présentées dans différentes orientations par rapport au corps de l'astronaute. Les chercheurs pourront mieux comprendre comment change la perception chez les astronautes en conditions de quasi-apesanteur. Comme plusieurs astronautes à bord de l'ISS continuent de participer à l'expérience BISE, de très nombreuses données pourront être analysées.
Cette semaine, Bob a aussi procédé à la vérification du système portable d'étude de la fonction pulmonaire (Portable Pulmonary Function System (PPFS), disponible en anglais seulement). Ce système compact sert à effectuer un nombre impressionnant de mesures respiratoires et cardiovasculaires. Avec son coéquipier, le cosmonaute russe Roman Romanenko, Bob Thirsk a recueilli des données de huit dosimètres à bulles servant à l'expérience russo-canadienne de surveillance des rayonnements Radi-N. De plus, il a poursuivi ses travaux pour l'expérience sur la fonction immunitaire (Integrated Immune, disponible en anglais seulement). Il a aussi effectué une séance de travail avec l'outil d'évaluation cognitive (Spaceflight Cognitive Assessment Tool, disponible en anglais seulement) et a secondé l'astronaute de la NASA Nicole Stott lors de son premier examen oculaire PanOptic.
Enfin, l'un des événements médiatiques les plus spectaculaires de l'histoire de l'ISS s'est déroulé vers la fin de la semaine. L'explorateur spatial privé Guy Laliberté a orchestré son spectacle « De la Terre aux étoiles pour l'eau » qui a relié Moscou, Santa Monica, New York, Johannesburg, Mumbai, Marrakech, Sydney, Tokyo, Tampa, Mexico, Rio de Janeiro, Paris et Londres à la Station spatiale internationale. De nombreux artistes de renommée mondiale ont participé à l'événement en divers endroits de la planète pour sensibiliser la population à notre ressource la plus précieuse, l'eau.
Peu après le point culminant de sa Mission sociale et poétique, Guy Laliberté a dit au revoir à l'équipage Expedition 21, qui se compose maintenant de Frank De Winne, Bob Thirsk, Roman Romanenko, Nicole Stott, Maxim Suraev et Jeffrey Williams. M. Laliberté a quitté la station à bord d'un Soyouz russe en compagnie de l'astronaute de la NASA Mike Barratt et du cosmonaute Gennady Padalka. Fidèle à lui-même, il portait pour l'occasion son fameux nez de clown.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 28 septembre au 4 octobre 2009 (jours 271-277 de 2009)
Une autre semaine captivante pour le Programme canadien de vols spatiaux habités. Le premier explorateur spatial privé du Canada, Guy Laliberté, s'est envolé pour l'espace à bord d'une fusée russe Soyouz en compagnie de deux membres de l'équipage Expedition 21, soit l'astronaute de la NASA Jeffrey Williams et le cosmonaute russe Maxim Suraev. Vendredi, le véhicule Soyouz TMA 16 s'est amarré avec succès au module de service de la Station spatiale internationale (ISS). Après la cérémonie de bienvenue organisée pour l'occasion, les astronautes ont été informés des mesures de sécurité à bord. Il s'agit de la première fois que l'ISS abrite neuf membres d'équipage sans que la navette y soit amarrée.
Dès son arrivée à la station, Guy Laliberté a visité les installations avec le commandant Padalka. Il lui a montré, entre autres, les hublots du module de service d'où il peut prendre des photos de la Terre et réaliser des vidéos. Il lui a aussi expliqué comment utiliser et ranger les caméras à bord. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Bob Thirsk a prêté main-forte à M. Laliberté en filmant certaines de ses premières activités quotidiennes dans l'ISS. Pendant sa mission de 10 jours, Guy Laliberté a accès au courrier électronique, au téléphone IP et à la vidéo haute définition pour les communications vers la Terre. Les astronautes de la NASA ont pour leur part enregistré diverses scènes quotidiennes ainsi que des entretiens particuliers, notamment avec l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Julie Payette. Guy Laliberté a aidé les astronautes russes à effectuer certaines tâches et s'est préparé en vue de sa Mission sociale et poétique qui sera diffusée sur Internet le 9 octobre 2009.
De nouvelles expériences scientifiques livrées par le Soyouz portent en particulier sur la culture cellulaire de même que sur l'incidence des vols spatiaux sur les caractéristiques technologiques et biomédicales de diverses bactéries. D'autres expériences auront pour objet d'étudier la mouche des fruits.
Dans le cadre de ses activités scientifiques, Bob Thirsk a travaillé cette semaine avec Roman Romanenko dans le laboratoire américain et le module Kibo pour mettre en marche, déployer et photographier huit dosimètres à bulles faisant partie de l'expérience Radi-N. Il s'agit d'une expérience canadienne destinée à mesurer les niveaux de rayonnement à bord de l'ISS. Il s'est également occupé du matériel d'expérimentation en physique des fluides qui contient l'Expérience de Marangoni dans l'espace. Le Dr Thirsk a aussi pris des photos de l'expérience Corps en milieu spatial que dirige l'Université York.
Cette semaine encore, Bob s'est entretenu avec des jeunes par radio amateur. Cette fois, il a échangé avec les élèves de l'école intermédiaire R.T. Alderman de Calgary (Alberta) et un groupe de scouts d'Ottawa (Ontario).
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 21 au 27 septembre 2009 (jours 264-270 de 2009)
Pendant la majeure partie de la semaine, le Canadarm2 a continué d'impressionner par ses prouesses. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Bob Thirsk, aidé de ses coéquipiers, a pris les commandes de notre réputé robot spatial pour extraire la palette exposée du compartiment non pressurisé du véhicule de transfert japonais H-II (HTV) (disponible en anglais seulement). Après avoir fait passer la charge utile du Canadarm2 au bras robot japonais, Bob a mis le télémanipulateur en position d'attente jusqu'à ce que la cargaison de la palette soit placée sur la plateforme extérieure du module Kibo. Les charges utiles expérimentales HREP (NASA) (disponible en anglais seulement) et SMILES (JAXA) (disponible en anglais seulement) y ont été installées.
Le Canadarm2 a ensuite saisi la palette vide du bras robot japonais et l'a replacée dans le ventre du HTV. Pour effectuer cette manœuvre, on a utilisé - pour la première fois - les capteurs de reconnaissance de force-moment (FMA pour Force Moment Accommodation) du Canadarm2. Cette fonction, qui se compare au contrôle de la motricité fine d'un bras humain, confère au Canadarm2 un certain « sens du toucher ». Cette application particulière permet d'éviter le blocage des roues de la palette pendant qu'on la glisse sur les rails du compartiment non pressurisé du HTV. Le tout s'est parfaitement bien déroulé.
N'étant pas du tout du genre à s'asseoir sur ses lauriers, l'astronaute canadien Bob Thirsk a commencé à assembler le matériel nécessaire à l'expérience SODI-(Instrument de diagnostic optique réglable) IVIDIL (Influence des vibrations sur la diffusion dans les liquides). Il s'agit d'une expérience de l'Agence spatiale européenne à laquelle contribue le Canadien Ziad Saghir de l'Université Ryerson. Les chercheurs pourront déterminer les effets de la thermo-diffusion et des vibrations contrôlées sur des échantillons de mélanges composés d'un ou de plusieurs liquides soumis aux conditions de microgravité. Les résultats pourraient trouver des applications notamment dans les activités d'exploration et d'extraction pétrolières.
Bob a poursuivi ses activités scientifiques dans le cadre des expériences canadiennes CCISS (Contrôle cardiovasculaire et cérébrovasculaire au retour de l'ISS) et BISE (Corps en milieu spatial).
L'astronaute canadien a continué de créer des liens avec des étudiants partout dans le monde en participant à une conférence éducative en direct de l'espace, organisée par l'ASC à l'intention des étudiants de Vulcan, en Alberta. Bob a été impressionné par la qualité des questions qui lui ont été posées et s'est amusé à convaincre son collègue Mike Barratt de commettre un délit mineur à bord de la station – c'est-à-dire de jouer avec sa nourriture! Dans l'ensemble, l'activité s'est avérée très positive et stimulante tant pour l'équipage que pour les jeunes esprits enthousiastes de Vulcan.
Pour profiter d'un échange « extraterrestre », des étudiants de l'école intermédiaire Cedarview d'Ottawa et de l'école élémentaire Houya de Nishitokyo au Japon se sont entretenus avec Bob au moyen de la radio de bord. Ils ont posé des questions très pertinentes sur divers aspects de la vie dans l'espace.
Finalement, Bob a vu le vaisseau cargo russe Progress (34P) se désamarrer de l'ISS. Le véhicule a flotté librement pendant quelques jours pour réaliser une expérience d'observation du plasma avant d'être retourné dans l'atmosphère terrestre où il se désintégrera.
L'équipage s'est également préparé à installer, la semaine prochaine, l'appareil d'exercice COLBERT (Combined Operational Load Bearing External Resistance Treadmill) (disponible en anglais seulement) et à l'arrivée du premier visiteur canadien privé de l'espace, M. Guy Laliberté (disponible en anglais seulement).
Du 14 au 20 septembre 2009 (jours 257-263 de 2009)
Cette semaine, le Canada a montré son immense savoir-faire en robotique spatiale lorsque le Canadarm2 a effectué la toute première saisie d'un engin spatial en vol libre. Le 17 septembre à 15 h 47 HAE, l'astronaute de la NASA Nicole Stott était aux commandes du Canadarm2 pour l'opération de préhension du véhicule de transfert japonais H-II (HTV). L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Bob Thirsk a ensuite procédé à l'amarrage du HTV au nœud Harmony de la station spatiale. Les deux astronautes étaient épaulés par l'astronaute de l'Agence spatiale européenne Frank De Winne.
Par la suite, l'équipage a ouvert les écoutilles entre l'ISS et le HTV et a déchargé les approvisionnements rangés dans le compartiment pressurisé.
L'équipage s'était préparé à cet événement historique de diverses façons. Notamment, les astronautes ont installé le lidar portatif, un dispositif de détection et de télémétrie par ondes lumineuses qui fait appel à un faisceau laser pour mesurer la distance et la vitesse. Bob Thirsk et Nicole Stott ont testé le lidar et, au moment du rendez-vous, l'ont utilisé pour surveiller l'approche entre le HTV et l'ISS.
En ce qui concerne les activités scientifiques, Bob Thirsk s'est assuré que tout était prêt pour que Nicole Stott, le nouveau membre de l'équipage, puisse effectuer sa première séance de l'expérience Integrated Cardiovascular Ambulatory Monitoring (disponible en anglais seulement). Il a également collaboré aux évaluations en microgravité menées par l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale. Pour ce faire, il a frappé du poing à quelques reprises un rail de siège bâbord situé près des quartiers de l'équipage afin d'induire intentionnellement des vibrations qui devaient être mesurées et analysées.
Pendant la fin de semaine, Bob s'est prêté volontairement à une séance de l'expérience Corps en milieu spatial (BISE). Il s'agit d'une expérience à long terme de l'Université York que parraine l'Agence spatiale canadienne dans le but d'étudier comment les astronautes arrivent à distinguer le haut du bas en conditions de microgravité.
Bob s'est aussi consacré à une autre séance de l'expérience éducative IRIS (Inversion d'images dans l'espace) conçue par un groupe d'étudiants de l'Université internationale de l'espace (disponible en anglais seulement). L'expérience IRIS a pour objectif d'étudier si la perception de figures bi et tridimensionnelles ambigües est affectée lorsque l'observateur se trouve en microgravité.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 7 au 13 septembre 2009 (jours 250-256 de 2009)
Cette semaine, après la réalisation des opérations conjointes de la mission STS-128 (disponible en anglais seulement), la navette spatiale Discovery (disponible en anglais seulement) s'est détachée avec succès de la Station spatiale internationale (ISS). Ayant terminé sa mission de 115 jours à bord de la station, l'astronaute de la NASA Tim Kopra a été remplacé par sa collègue américaine Nicole Stott. Un équipage de six astronautes habite maintenant l'ISS.
Le véhicule de transfert H2 (HTV) a été lancé du Centre spatial Tanegashima, au Japon. Pour se préparer à l'arrivée du véhicule, l'astronaute canadien Bob Thirsk et ses coéquipiers Frank De Winne et Nicole Stott ont procédé à une simulation de rendez-vous à l'aide de ROBot (entraînement en robotique à bord de la station). Lorsque le véhicule sera en position, ils effectueront la première saisie d'un engin spatial en vol libre en utilisant le Canadarm2.
Nicole Stott a commencé à participer à l'expérience canadienne Corps en milieu spatial (BISE). Cette étude de l'Université York, parrainée par l'ASC, consiste à déterminer comment les astronautes parviennent à distinguer le haut du bas dans des conditions de quasi-apesanteur.
Dans le cadre de l'expérience sur les semences spatiales, Bob a installé des ventilateurs et un déshumidificateur dans l'incubateur pour expériences en biologie cellulaire. Des plants y seront placés et observés, ce qui permettra aux chercheurs d'étudier la productivité de cultures dans l'espace et le rôle de la pesanteur dans la régulation des cycles de vie végétale.
Cela pourrait surprendre, mais les membres d'équipage ne sont pas seuls à bord de la station. Six souris font partie d'une étude de l'Agence spatiale italienne désignée Mice Drawer System (MDS) (disponible en anglais seulement). Les souris vivent dans le bâti EXPRESS situé dans le laboratoire américain Destiny. Elles flotteront en quasi-apesanteur, tout comme les astronautes à bord. Pour les aider à se stabiliser, on a installé des écrans auxquels elles pourront s'agripper. Les petits rongeurs de l'espace font l'objet d'études sur les mécanismes génétiques à l'origine de la perte osseuse en microgravité. On vise ainsi à établir des mesures pour prévenir la dégénérescence des os chez les astronautes en mission spatiale de longue durée, ce qui représente un défi de taille pour l'exploration spatiale par l'être humain.
Pour l'expérience canadienne Radi-N, Bob et l'astronaute russe Roman Romanenko ont continué à consigner les niveaux de radiation prélevés par huit dosimètres à bulles. Ces travaux ont pour objectif de contrôler l'incidence et la gamme d'énergie neutronique à laquelle les astronautes sont exposés partout dans l'ISS.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 31 août au 6 septembre 2009 (jours 243-249 de 2009)
Chaque fois qu'une navette rend visite à la Station spatiale internationale (ISS), plusieurs éléments doivent être déplacés, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Cette semaine, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Bob Thirsk et ses coéquipiers ont retiré le Module logistique polyvalent (Leonardo) (document PDF) (disponible en anglais seulement) de la soute de la navette pour l'installer sur le nœud 2 de la station. Comparable à un « fourgon de déménagement », le module Leonardo est utilisé pour le transfert d'expériences et de matériel dans l'espace et, comme il est pressurisé, il peut également servir de module temporaire de la station lorsqu'il y est amarré.
Trois sorties dans l'espace ont eu lieu cette semaine. Lors de la première sortie, les astronautes Danny Olivas et Nicole Stott ont réalisé plusieurs des objectifs qui leur avaient été fixés, tandis que leurs collègues Bob Thirsk et Kevin Ford les aidaient avec le Canadarm2. Entre autres, ils ont retiré l'expérience Materials ISS Experiment 6 (disponible en anglais seulement) de la plateforme exposée du module Columbus et l'ont replacée dans la soute de la navette. Cette expérience a pour but d'étudier les effets de l'oxygène atomique, de la lumière solaire directe, du rayonnement et des températures extrêmes sur divers matériaux et revêtements fixés aux parois extérieures de la station spatiale. Les résultats seront appliqués à la conception de futurs engins spatiaux plus durables. Ils ont répété ces opérations avec la plateforme European Technology Exposure Facility (disponible en anglais seulement) qui assure l'alimentation, le transfert des données, la régulation thermique et le soutien structural à la plateforme et aux expériences exposées à l'extérieur du module Columbus.
Au cours de la deuxième sortie dans l'espace, les astronautes Danny Olivas et Christer Fuglesang ont accompli plusieurs tâches. Ils ont entre autres déplacé un réservoir d'ammoniac vide et installé des protecteurs thermiques sur le Canadarm 2. La troisième sortie a été consacrée à divers travaux d'entretien de l'ISS, dont l'installation de deux antennes GPS.
Bob Thirsk et Frank De Winne se sont soumis à une séance du test russe Hematokrit. Ce test permet de mesurer le taux de globules rouges qui tend à s'amenuiser graduellement durant un vol spatial. Accompagné du cosmonaute Roman Romanenko, Bob a pris des photos de l'expérience canadienne de surveillance du rayonnement Radi-N.
Pour se préparer à l'arrivée du véhicule de transfert H2 (HTV), Bob a fait quelques exercices de simulation. Thirsk et ses coéquipiers effectueront la première saisie d'un engin spatial en vol libre à l'aide du Canadarm2.
Voulant faire de la place pour les systèmes de revitalisation de l'atmosphère, Bob a démonté sa cabine de repos temporaire. De plus, il a vérifié le système de récupération et de gestion de l'eau et montré à Nicole Stott comment se servir de l'Exerciseur contre résistance avancé (ARED). Tous les membres d'équipage ont également participé à une conférence de presse internationale.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS.
Du 10 au 16 août 2009 (jours 222-228 de 2009)
Cette semaine, l'équipage de l'ISS s'est préparé à l'arrivée de la navette spatiale Discovery qui doit être lancée le 25 août. Les astronautes ont déplacé divers éléments afin de faire de la place pour le nouveau matériel transporté par la navette.
En vue de l'arrimage du véhicule de transfert japonais H-II (HTV) en septembre, quelques membres de l'équipage ont suivi une formation assistée par ordinateur et ont procédé à une simulation de rendez-vous, de poursuite et de capture du HTV. Le Canadarm2 effectuera sa toute première saisie d'engin spatial en vol libre, soit le HTV qui ravitaillera la station.
Grand amateur de sports, Bob s'est entretenu via la radio de bord avec les membres d'un club sportif d'Ottawa, au Canada. Il s'agissait de la 4e communication de Bob avec une école, de la 14e pour l'équipage d'Expedition 20 et de la 65e de l'année.
Lors d'une conférence entre explorateurs, les astronautes à bord de l'ISS se sont entretenus avec les participants de la finale du Tall Ships Atlantic Challenge 2009. Les navires inscrits à cette régate internationale ont emprunté une très ancienne route de commerce maritime passant par Vigo (Espagne), Tenerife (îles Canaries), Hamilton (Bermudes), Charleston (É-U.), Boston (É.-U.), Halifax (Canada) - Belfast (Irlande).
Dans le cadre de l'expérience Integrated Cardiovascular (en anglais seulement), Bob Thirsk a utilisé le matériel de monitorage et de stockage de données. Pendant 24 heures, il a recueilli des données sur son rythme cardiaque, sa tension artérielle et les changements de son tour de poitrine ainsi que des lectures électrocardiographiques (activité électrique du cœur). Il s'est également prêté pendant 10 minutes à une étude quantitative des globules rouges. De façon générale, le nombre de globules rouges dans le sang diminue graduellement au cours d'un vol spatial.
Pour l'étude sur la radiation désignée Matryoshka, des détecteurs à bulles pour l'analyse des traces de radiation ont été installés à bord de l'ISS. L'étude de l'ASC Radi-N fait suite à ce projet.
Tim Kopra et Bob Thirsk ont tous deux pris part à l'expérience 3D-Space (en anglais seulement) de l'Agence spatiale européenne. Ces travaux visent l'étude des effets de l'exposition aux conditions de microgravité sur la représentation mentale de repères spatiaux pendant et après un vol spatial.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes présentement en cours à bord de l'ISS.
Du 3 au 9 août 2009 (jours 215-221 de 2009)
Plusieurs activités et essais scientifiques se sont déroulés cette semaine à bord de l'ISS. Entre autres, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Bob Thirsk a participé à l'étude des mesures pour contrer la rapidité avec laquelle la perte de la masse osseuse se manifeste chez les astronautes œuvrant en orbite. Tous les jours avant son petit déjeuner, Bob avale un comprimé de bisphosphonates (disponible en anglais seulement), le même que prennent généralement les personnes atteintes d'ostéoporose. Cette mesure, alliée à un rigoureux programme d'exercice, protège Bob d'une déperdition osseuse trop importante. Au moyen de scintigraphies osseuses, on obtiendra des données sur la densité osseuse corticale et trabéculaire (tissu spongieux) au niveau de sa hanche.
Parmi ses autres travaux scientifiques, le Dr Thirsk a procédé à la configuration de l'expérience biomédicale BIORHYTHM de JAXA et de l'électrocardiographe numérique portable. Il a porté l'appareil qui a enregistré ses données biorythmiques pendant 24 heures.
Le Dr Thirsk s'est également prêté à une autre séance de l'expérience Integrated Cardiovascular (ICV) (disponible en anglais seulement). L'astronaute de l'Agence spatiale européenne Frank De Winne a alors soumis Bob à une échographie cardiaque avant et après une brève période d'exercice. Cette expérience a pour but de mesurer, dans un laps de temps donné, l'ampleur et l'importance clinique de l'atrophie cardiaque (diminution de la taille du muscle du cœur) et à étudier la diminution de la fonction cardiaque susceptible de se produire lors de vols spatiaux de longue durée. Elle permettra également de cerner les mécanismes de cette atrophie ainsi que ses conséquences pour les membres d'équipage qui font de longs séjours dans l'espace. De plus, Frank De Winne a pris quelques photos du déroulement de l'expérience.
Le Dr Thirsk a aussi réalisé une autre série de travaux dans le cadre de l'expérience Space Linear Acceleration Mass Measurement Device (SLAMMD) (disponible en anglais seulement).
Cette semaine, il a effectué diverses opérations robotiques. De concert avec Tim Kopra, il a réussi à retirer le Canadarm 2 de la borne électromagnétique située sur la Base mobile. Le lendemain, le Dr Thirsk et Frank De Winne ont actionné le Canadarm 2 de manière à saisir l'adaptateur pressurisé 3 et à le déplacer du port nadir au port bâbord du nœud 1.
Les astronautes ont pris le temps de vérifier qu'ils étaient en bonne santé. Bob Thirsk s'est soumis au protocole périodique d'évaluation de la condition physique lequel porte sur l'examen de la pression sanguine et des données d'électrocardiogramme (ECG) à l'effort. Les lectures ont été prises au moyen d'une montre munie d'un émetteur radio que portent les astronautes. Il s'agit de mesures automatisées et non invasives de la tension artérielle systolique et diastolique.
Bob Thirsk s'est aussi prêté à l'expérience médicale WinSCAT (Spaceflight Cognitive Assessment Tool for Windows). Il s'agit d'un questionnaire mensuel que les astronautes doivent remplir en temps limité pour tester leurs fonctions cognitives. Le questionnaire permet d'évaluer le degré de concentration soutenue, la mémoire verbale, le niveau d'attention, la mémoire à court terme, la perception spatiale et les aptitudes en mathématiques. Les cinq sous-tests des fonctions cognitives portent sur la mémoire et le codage de l'information enregistrée : apprentissage, tâche en continu, tâche d'appariement, mathématiques et rappel différé.
Le Dr Thirsk s'est montré très enthousiaste lors de sa participation, avec son coéquipier Mike Barratt, à la Conférence sur l'espace à l'intention des éducateurs via une transmission vidéo en direct (que vous pouvez maintenant voir en ligne). Cette semaine également, les astronautes Padalka et Romanenko ont passé plusieurs heures à transférer des approvisionnements du véhicule Progress 34P à l'ISS, tandis que Bob Thirsk procédait à d'autres analyses microbiennes d'échantillons d'eau.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes présentement en cours à bord de l'ISS.
Du 27 juillet au 2 août 2009 (Jours 208-214 de 2009)
Cette semaine, l'équipage de la Station spatiale internationale (ISS) a dit au revoir aux astronautes de la mission STS-127 (navette spatiale Endeavour) ainsi qu'à Koichi Wakata, qui a terminé son séjour de longue durée à bord de la station. La navette Endeavour a transporté jusqu'à la station les derniers éléments du laboratoire Kibo de la JAXA et le nouveau membre d'équipage Tim Kopra. Pendant la mission, cinq sorties extravéhiculaires ont été réalisées et deux plateformes ont été installées à l'extérieur du module japonais. L'une de ces plateformes demeure en permanence sur la station et sert de « terrasse avant » où sont déposées des expériences devant être exposées aux conditions du vide spatial. L'autre était une palette de rangement d'expériences qui a été ramenée sur Terre à bord de la navette. Le bras robot du module Kibo a été utilisé pour transférer de la palette à la plateforme le matériel de trois expériences. La station est maintenant achevée dans une proportion de 83 p. 100 et pèse près de 311 tonnes métriques. Au cours de la semaine également, le vaisseau-cargo Progress s'est amarré sans difficultés au module de service.
Tim Kopra, le nouveau résidant de l'ISS a terminé ses premiers travaux dans le cadre de l'expérience Corps en milieu spatial (BISE). Parrainée par l'Agence spatiale canadienne, cette expérience à long terme consiste à recueillir des données qui permettront de mieux comprendre comment l'être humain s'adapte à la microgravité et se réadapte aux conditions normales de pesanteur à son retour sur Terre. On comparera les données des perceptions et de l'imagerie mentale recueillies avant, pendant et après le vol, et on accordera une attention particulière à la diminution des composantes verticales des représentations mentales d'un objet pendant les vols spatiaux.
Le Dr Thirsk a prélevé des échantillons de salive sèche pour l'expérience Integrated Immune (disponible en anglais seulement) visant à valider les procédures de contrôle du système immunitaire des membres d'équipage. Il a également recueilli un échantillon de sang tiré d'une veine du bras tandis que Mike Barratt a pris des photos pour documenter l'expérience Nutrition (disponible en anglais seulement). Il s'agit de l'étude en vol la plus approfondie jamais entreprise par la NASA en ce qui concerne les changements physiologiques qui surviennent chez l'être humain au cours d'un séjour prolongé dans l'espace. Elle porte notamment sur l'examen du métabolisme osseux, des dommages attribuables à l'oxygène, des propriétés nutritives et des changements hormonaux. L'étude vient compléter les tests de profil de l'évaluation clinique menée antérieurement. Elle comporte trois volets : le prélèvement de sang et d'urine pendant le vol spatial, la définition de marqueurs normatifs pour l'évaluation des propriétés nutritives et une séance d'évaluation de la nutrition d'après-vol et des enjeux liés à la réadaptation.
Le Dr Thirsk a poursuivi ses travaux sur l'expérience Space Linear Acceleration Mass Measurement Device (disponible en anglais seulement) qui vise à déterminer avec précision la masse des êtres humains vivant dans des conditions de pesanteur réduite. L'expérience se fonde sur la deuxième loi du mouvement d'Isaac Newton, F=ma, selon laquelle la force est égale au produit de la masse par l'accélération. Pour calculer sa masse, un membre d'équipage place ses jambes autour d'une barre d'extension; il centre son ventre sur un coussinet et dépose la tête ou le menton sur l'appuie-tête. Les ressorts de l'appareil exercent une force précise sur l'astronaute, et l'accélération de celui-ci est mesurée. On peut calculer la masse en utilisant l'équation F=ma. Il suffit de diviser la valeur de la force par la valeur de l'accélération pour isoler la variable de la masse (m=F/a).
L'équipage s'est également occupé de tâches courantes à bord de la station. Les astronautes ont déballé le matériel transporté par la navette, ont rempli des questionnaires sur les aliments en vue du contrôle nutritionnel, ont poursuivi l'entraînement mensuel en vol et ont procédé à des inspections de sécurité incendie et à des évaluations de la condition physique. Comme à toutes les semaines, ils ont passé trois heures à nettoyer la station, y compris le laboratoire orbital Columbus et le module Kibo. Les tâches ménagères s'effectuent généralement le samedi et consistent à disposer des déchets de cuisine, à passer l'aspirateur dans les divers compartiments et à essuyer avec un linge humide la table du module de service, les surfaces fréquemment utilisées et celles où les déchets sont entreposés. Les compartiments de repos sont épongés avec une solution de nettoyage ordinaire et les grilles des ventilateurs sont dégagées pour éviter les augmentations de température.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes présentement en cours à bord de l'ISS.
Du 20 au 26 juillet 2009 (201-207)
La semaine dernière s'est avérée passionnante pour l'exploration spatiale. Le véhicule spatial 34 Progress a été lancé avec succès et les treize astronautes ont réalisé beaucoup de choses à bord de l'ISS.
L'équipage a effectué trois sorties dans l'espace (EVA) pour effectuer différentes tâches, comme remplacer des batteries, ainsi que transférer et installer de l'équipement. L'astronaute canadienne Julie Payette a participé à ces EVA aux commandes du télémanipulateur de la Station spatiale (SSRMS) appelé Canadarm2.
La robotique a aussi joué un rôle clé dans d'autres tâches. La spécialiste de mission Payette et le commandant Polansky ont utilisé le télémanipulateur (SRMS) de la navette pour extraire de la soute la Plateforme japonaise externe d'expérimentation (ELM-ES) et la transférer au télémanipulateur de la station spatiale (SSRMS). De plus, des charges utiles externes ont été transférées de la Plateforme japonaise externe d'expérimentation (JLE) au Module d'expérimentation dans le vide spatial (JEM-EF) à l'aide du télémanipulateur japonais (JEM-RMS). C'est la première fois que le JEM-RMS était utilisé pour transférer des charges. Enfin, la palette cargo intégrée ICC VLD a été insérée avec succès dans la soute de la navette en vue de son retour sur Terre.
Entretemps, le Dr Robert Thirsk a été très occupé par ses activités scientifiques. Bob Thirsk et d'autres membres d'équipage ont recueilli des échantillons de sang, d'urine et de salive pour deux études différentes. Les expériences Nutrition (disponible en anglais seulement) et Integrated Immune (disponible en anglais seulement) ont été conçues pour valider les procédures permettant de contrôler efficacement le système immunitaire et la nutrition des membres d'équipage. Le Dr Thirsk a aussi terminé une séance de l'expérience 3-D Space (disponible en anglais seulement) de la NASA, dans le cadre de laquelle on étudie la perception des distances en microgravité en comparant l'évaluation de la distance relative entre des objets tridimensionnels et des points de repère dans des scènes naturelles en 3D, ainsi que l'évaluation de la distance absolue entre l'observateur et un point de repère. Il a également recueilli des échantillons d'eau qui reviendront sur Terre avec l'ensemble d'expériences 2JA et il a mené l'expérience NeuroSpat, une étude de la cognition spatiale, du traitement de la nouveauté et de l'intégration sensorimotrice.
Plusieurs autres événements ont eu lieu cette semaine. Les treize membres d'équipage de l'ISS et de la navette ont pris part à un événement commémorant la première mission de la navette avec opérations auxquelles participaient simultanément six membres d'équipage et la première fois où tous les partenaires internationaux sont représentés à bord de l'ISS. De plus, il y a eu un événement éducatif japonais et un événement russe associé au 8e Festival international des enfants.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires sur la suite des activités canadiennes à bord de l'ISS.
Du 13 au 19 juillet 2009 (194-200)
Cette semaine, de nombreux faits marquants pour le Canada se sont produits à bord de la Station spatiale internationale (ISS).
Après plusieurs tentatives, la mission STS-127 avec l'astronaute canadienne Julie Payette à bord a pris son envol mercredi dernier. Vendredi, après l'ouverture du sas, la station abritait pour la première fois un nombre record de 13 astronautes. Mais ce qui est encore plus marquant, c'est le fait que pour la première fois deux Canadiens se sont rencontrés dans l'espace. Cet événement a été souligné dimanche dernier lors d'une conversation en direct de l'espace entre Bob, Julie, le ministre d'État canadien (Sciences et technologie) Gary Goodyear, le député Steven Blaney, le président de l'Agence spatiale canadienne Steve MacLean et des représentants des médias.
Une sortie extravéhiculaire (EVA), ou marche dans l'espace, a également eu lieu après l'arrivée de l'équipage de la mission STS-127. Le but premier de la sortie consistait à préparer l'installation de la plateforme japonaise d'expérimentation dans le vide spatial au module d'expérimentation japonais Kibo. Les astronautes Dave Wolf et Tim Kopra ont réalisé avec succès cette sortie spatiale de cinq heures et demie.
Poursuivant ses activités scientifiques, le Dr Thirsk a exécuté plusieurs tâches cette semaine. Il a continué de travailler avec le Sous-système d'isolation contre les vibrations en microgravité (MVIS) situé dans le laboratoire des sciences des fluides. Cette fois-ci, il a mis à l'essai les détecteurs de position et les accéléromètres.
Il a également prélevé des échantillons de surface et d'air en vue des analyses microbiennes en orbite grâce auxquelles la santé et la sécurité de l'équipage de l'ISS sont préservées. En outre, Bob s'est prêté à une séance de l'expérience de la NASA désignée 3D Space (disponible en anglais seulement) qui porte sur l'étude des effets de la microgravité sur la représentation mentale de repères spatiaux avant et après un séjour orbital.
Cette semaine, il y a eu un changement dans la composition de l'équipage. Koichi Wakata retournera sur Terre à la fin de la mission STS-127 et fait désormais partie de cette mission. Tim Kopra a remplacé Koichi au sein de l'équipage de l'ISS.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes en cours à bord de l'ISS et prenez connaissance de tous les aspects de la mission de Julie Payette.
Du 29 juin au 5 juillet 2009 (180-186)
Mardi dernier, tout l'équipage de la Station spatiale internationale (ISS) s'est entretenu en direct de l'espace avec des étudiants de l'Université internationale de l'espace (disponible en anglais seulement) (ISU) au centre de recherche Ames de la NASA. L'ISU est un organisme avec lequel l'astronaute canadien, le Dr Robert Thirsk, continue d'être associé parce qu'il se passionne pour l'éducation des gens qui œuvrent dans l'industrie spatiale et pour l'avenir de l'exploration de l'espace.
Au chapitre de la robotique, les contrôleurs au sol ont transféré le Télémanipulateur de la station spatiale (SSRMS), aussi appelé le Canadarm2, sur une borne électromécanique en vue des prochaines opérations. Aidé de ses collègues astronautes Frank De Winne et Koichi Wakata, le Dr Thirsk a réussi à désamarrer le véhicule Progress 33 de l'ISS.
En tant que médecin d'équipage, Robert Thirsk a passé en revue les procédures à suivre en cas de blessure oculaire en orbite et a procédé à un exercice d'intervention d'urgence médicale. Il s'agit d'une mise en situation où les membres d'équipage répètent le protocole de communication et de coordination à appliquer en cas d'urgence médicale et les manœuvres de réanimation cardio-respiratoire en impesanteur.
Le Dr Thirsk consacre beaucoup de temps à la réalisation d'expériences scientifiques. Cette semaine, il a poursuivi l'installation de l'expérience japonaise à laquelle le Canada contribue par le biais de M. Masahiro Kawaji de l'Université de Toronto. L'expérience en physique des fluides, désignée Expérience de Marangoni dans l'espace-2 (MEIS-2), mesure le mouvement et la température de fluides.
En outre, le Dr Thirsk a pris plusieurs mesures de masse musculaire dans le cadre de l'expérience SLAMMD (Space Linear Acceleration Mass Measurement Device) de la NASA. L'expérience repose sur la deuxième loi de Newton sur le mouvement. Deux ressorts exercent une force de valeur connue contre un membre de l'équipage installé sur un bras d'extension. On utilise l'accélération résultante pour calculer la masse du sujet.
Jouant le rôle d'un patient pour une fois, le Dr Thirsk s'est prêté à une séance de l'expérience en orbite ICV (Integrated Cardiovascular) au cours de laquelle Frank De Winne lui a fait passer un échocardiogramme (ECG). L'expérience ICV vise à quantifier l'étendue, la chronologie et l'importance clinique de l'atrophie cardiaque (rétrécissement du muscle cardiaque) et à étudier la diminution potentielle de la fonction cardiaque associée aux vols spatiaux de longue durée.
Ne manquez pas les prochains résumés hebdomadaires des activités canadiennes présentement en cours à bord de l'ISS.