
Depuis la création du Programme des astronautes canadiens en 1983, douze Canadiens ont été sélectionnés pour devenir astronautes. Il y a actuellement trois astronautes canadiens en service actif : Mme Julie Payette, Dr. Robert Thirsk, et le colonel Chris Hadfield. Le major Jeremy Hansen et Dr David Saint-Jacques ont été sélectionnés en mai 2009 et sont présentement en formation au Centre spatial Johnson de la NASA.
Le Dr Roberta Bondar et M. Ken Money sont retournés à leurs activités de recherche à l’été 1992, et le capitaine Mike McKay a démissionné en 1995. En février 2001, M. Marc Garneau a été nommé vice-président exécutif de l’Agence spatiale canadienne et il est devenu président de l’Agence spatiale canadienne le 22 novembre 2001. Il a quitté l'Agence spatiale canadienne le 28 novembre 2005 afin de se présenter comme candidat aux élections fédérales. M. Bjarni Tryggvason est présentement professeur invité à l'Université Western Ontario tandis que Dr Dave Williams a pris sa retraite à titre d'astronaute le 1er mars 2008. Enfin, M. Steve MacLean a été nommé président de l'Agence spatiale canadienne le 1er septembre 2008.
M. Marc Garneau est devenu le premier Canadien à aller dans l’espace dans le cadre de la mission STS-41G en octobre 1984. Il a également participé à la mission STS-77 en mai 1996 et, en novembre 2000, il s’est rendu à la Station spatiale internationale au cours de la mission STS-97. En février 2001, M. Garneau a été nommé vice-président exécutif de l’Agence spatiale canadienne et il est devenu président de l’Agence spatiale canadienne le 22 novembre 2001. Il a quitté l'Agence spatiale canadienne le 28 novembre 2005 afin de se présenter comme candidat aux élections fédérales.

En raison du volume imposant de courriels que recevraient les astronautes si leur adresse était rendue publique, celle-ci demeure malheureusement confidentielle. Vous pouvez toutefois envoyer un courriel ou écrire à l'adresse suivante :
Bureau des astronautes canadiens
À l’attention de [nom de l’astronaute]
Agence spatiale canadienne
6767, route de l'Aéroport
Saint-Hubert (Québec)
J3Y 8Y9
Les astronautes présentement actifs au sein de l'Agence spatiale canadienne sont Chris Hadfield, Jeremy Hansen, Julie Payette, David Saint-Jacques et Robert Thirsk.
Si vous désirez inviter un astronaute canadien à un événement public, veuillez consulter Invitation d’un astronaute canadien à un événement public.

Le Bureau des astronautes canadiens se trouve au siège social de l’Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, près de Montréal, au Québec. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez Contactez-nous.
Les astronautes canadiens vivent là où ils sont affectés pour leur travail. Même si cela peut comprendre la région de Saint-Hubert, ils peuvent être envoyés n’importe où dans le monde, particulièrement en Russie et aux États-Unis.
On désigne par « g » une mesure permettant tout simplement de quantifier la force. La force de gravité standard est de 1 g. Il s’agit de 1 g positif, car la force s’exerce vers le bas, en direction de vos pieds. Si vous vous mettez sur la tête, vous subissez 1 g négatif, et tout le sang afflue vers votre tête.
Lorsque vous êtes assis dans un avion et que le pilote tire le manche vers lui, vous ressentez une accélération comme si la pesanteur devenait plus forte. Selon la force de traction exercée par le pilote sur le manche, vous pourrez subir une accélération de 2 g, de 3 g ou même jusqu’à 9 g (dans un F-16!). À 9 g, vous auriez l’impression que votre tête de 6 kilogrammes en pèse 54 – difficile de tourner la tête dans ce cas-là! Votre sang deviendrait plus lourd lui aussi, et affluerait vers vos membres inférieurs. Votre coeur s’efforcerait de maintenir le sang dans votre tête mais, à des forces g élevées, à moins de faire de gros efforts et de porter une combinaison anti-g, le sang s’évacuerait de votre tête et vous perdriez connaissance.
À titre de référence, une accélération supérieure à 4 ou 5 g positifs fera perdre connaissance, à moins d’avoir été entraîné pour y résister.
Un g négatif n’entraîne jamais de perte de connaissance, parce qu’il repousse le sang vers la tête. On pourrait obtenir un g négatif élevé en repoussant le manche. La plupart des avions chasseurs sont conçus pour absorber environ 3 g négatifs seulement.
Au cours du lancement d’une navette, l’accélération ne se fait ni vers le haut ni vers le bas. Elle est dirigée vers l’avant et s’apparente plus à celle d’une voiture d’accélération (dragster). C’est comme si vous étiez repoussé contre le dossier de votre siège. La force est d’environ 3 g, mais comme elle va de l’avant vers l’arrière, personne ne perd connaissance.
Enfin, à l’atterrissage de la navette, les astronautes ressentent la force g vers le haut et le bas, puisque la navette revient sur Terre comme un avion. La force G maximale qu’ils ressentent survient lorsque la navette tourne pour s’aligner sur la piste, et cette force ne dépasse jamais 2 g ou 2,5 g. Mais, après à peine une semaine passée en impesanteur, même cette force-là paraît lourde, et ils portent des combinaisons anti-g qui exercent une pression sur leurs jambes et leur abdomen pour que le sang reste dans leur tête.
Sur Terre, les êtres humains sont maintenus au sol par la pesanteur, au fond d’une mer d’air qu’on appelle l’atmosphère. Cette « coquille » atmosphérique est très mince (environ 2 % du rayon terrestre) et est constituée de plusieurs couches (troposphère, stratosphère, mésosphère, thermosphère et exosphère). Ces couches sont définies essentiellement par les changements qui surviennent dans la température atmosphérique. La région la plus chaude de l’atmosphère se trouve près de la surface de la Terre (au bas de la troposphère) où on peut ressentir les fluctuations quotidiennes et saisonnières de la température. La région la plus froide se trouve dans la mésosphère, à une altitude comprise entre 80 km et 90 km, où la température tombe à environ – 80 oC. C’est très, très froid.
Les astronautes ressentent-ils ces variations lorsqu’ils traversent les différentes couches de l’atmosphère le jour du lancement? Non heureusement. La surface extérieure de la navette est bien sûr exposée à ces températures atmosphériques, mais le poste de pilotage et le compartiment intermédiaire de la navette (là où les astronautes vivent et travaillent) sont équipés d’un système de régulation de l’ambiance qui assure une température confortable à l’intérieur de la navette. De plus, les astronautes portent une lourde combinaison pressurisée (les grosses combinaisons orange) au cours des phases de lancement et de rentrée dans l’atmosphère. Ces combinaisons protègent les astronautes contre une dépressurisation de la navette. Étant toutefois très larges et chaudes, elles sont elles aussi équipées d’un système de régulation thermique. Les astronautes qui effectuent une sortie dans l’espace sont vêtus d’une combinaison EVA qui est aussi dotée d’un système de régulation permettant de maintenir la température de la combinaison à un niveau acceptable. Au cours d’une mission spatiale, les astronautes sont donc protégés contre les températures atmosphériques extrêmes et ils ne ressentent pas les variations thermiques entre les diverses couches de l’atmosphère.

Le dernier lancement du Programme de la navette spatiale a eu lieu le 8 juillet 2011. Cependant, d’autres lancements de vols non-habitées ont lieu au Kennedy Space Center (disponible en anglais seulement) (KSC) en Floride. Pour obtenir de plus amples renseignements concernant les lieux d’observation officiels, veuillez consulter le site Web du KSC - how to watch a launch (disponible en anglais seulement).

C'est le cosmonaute russe Sergei Krikalev qui détient le record de la durée totale de séjour dans l'espace, comptant 803 jours, 9 heures et 39 minutes. Un autre cosmonaute russe, Valeri Polyakov, détient le record en ce qui concerne la durée de séjour continu dans l'espace. Il est resté pendant 437 jours, 17 heures et 38 minutes (14 mois) à bord de Mir, de janvier 1994 à mars 1995.
Il n’y a actuellement qu’une seule station spatiale. Elle s’appelle la Station spatiale internationale (ISS), et elle est construite par plusieurs pays. Maintenant qu’elle est entièrement assemblée, elle couvre une superficie équivalente à celle d’un terrain de football (soit 108 mètres de long) et elle pèse près de 450 tonnes métriques. L’ISS devrait bientôt avoir de la compagnie puisque les Chinois prévoient lancer le premier module de leur propre station spatiale à la fin 2011.
Il y a déjà eu d’autres stations spatiales dans le passé – dans les années 1970, les États-Unis en ont exploité une appelée Skylab, et les Russes en ont eu plusieurs petites, désignées Saliout 1 à Saliout 7. La plus grande station spatiale avant l’ISS était la station orbitale russe Mir (un terme russe signifiant « paix ») qui est restée dans l’espace pendant 16 ans.
Oui, les femmes astronautes ont leurs règles dans l’espace, tout comme sur Terre. Aucuns troubles menstruels n’ont été associés à la microgravité. Dans les premières années du vol habité, certains ont craint que les femmes ne pourraient avoir leurs règles sans danger dans des conditions de microgravité. Ils pensaient que la microgravité risquait d’entraîner ce qu’on appelle un flux menstruel rétrograde, c’est-à-dire entraîner le flux menstruel vers l’intérieur du corps plutôt que vers l’extérieur. Autrement dit, le sang s’écoulerait de la cavité utérine dans les trompes de Fallope, et ensuite dans le bassin et l’abdomen, ce qui provoquerait des douleurs et augmenterait le risque d’endométriose. Bien que ce phénomène n’ait pas été observé au cours des missions spatiales passées, d’autres études s’imposent pour mieux comprendre comment le corps se comporte et réagit dans des conditions de microgravité.